(photos : Olivier Dumay-Pierre Pacou-Lou Mairet-J.A Goodall-Collection privée Highway61)

The Buckaroos lors d'une émission sur France 3 Bourgogne en 1989.

The Buckaroos lors d'une émission sur France 3 Bourgogne en 1989.

The Buckaroos débutent réellement en 1989, après une formation restreinte des 2 fondateurs (TB Noze et Jim L Buck) puis en trio et quator pour sévir finalement sous la forme d’un trio acoustique de juillet 1989 à décembre 91, avec T.B Noze (lead vocal, guitar, Harmo), Jim L Buck (12 str guitar, backing voacals), Frank Necchi (bass, backing vocals).

The Buckaroos 1989 : Jim L Buck, TB Noze & Franck Necchi.

The Buckaroos 1989 : Jim L Buck, TB Noze & Franck Necchi.

Cette formation enregistrera un LP « orange compilation/kaiser addicts » (réf : nova express 10003) : une compilation de groupe locaux avec 2 titres du groupe : Doomsday (inédit en CD) et Larry J (avec le mix original). Puis accompagné sporadiquement de Free Lau (drum) ils enregistrent également 11 titres qui sortiront en CD en Novembre 93 sous le titre « night ramblers in a slicker » produit par Highway 61, Nova Express et l’Art Inédit (réf : A.I. 001). Désormais introuvable, ce CD possédait déjà les bases du style « buckaroos » : du folkrock, des mélodies pop harmonisées de chœurs et teinté de notes countrysantes (mandoline, banjo, harmo etc…), le tout interprété avec une attitude rock-garage.

The Buckaroos rejoints par Phil Robin Clerc (à gauche).

The Buckaroos rejoints par Phil Robin Clerc (à gauche).

Dès le début 92 le groupe intègre Phil Robin Clerc (drums) issu du groupe springsteenien The Sentinels . Cette formation tiendra jusqu’en février 94, date du départ de Jim L Buck.

The Bukaroos en 1992.

The Bukaroos en 1992.

Elle aura eu le temps d’enregistrer (en sept 93) 10 titres dont 9 sortiront plus tard (en mars 96) sur le Cd « Gloom from yestertimes » dont le titre fait allusion à la nostalgie de cette période et au regret du départ de Jim L Buck. D’autant que cette formation (T.B Noze, Jim L. Buck, Frank Necchi, Phil Robin) posera le son fondamental du groupe et imposera en live sa crédibilité (Dore l’église, 1 ère partie Little Bob, Calvin Russel…).

The Buckaroos en 1994-1995.

The Buckaroos en 1994-1995.

P. Woody Pacou, fan et photographe du groupe succèdera à Jim L Buck de ce printemps 94 à l’été 95. Cette formation de transition enregistre 2 titres en janvier 95 Prairie law et Gonna lay down my old guitar qui seront ajoutés sur le CD « Gloom from yestertimes » qui verra le jour en mars 96, produit par Highway 61 et Nova Express (réf : nova express 10014).

Même transitoire cette formation enfoncera définitivement la notoriété des Bucks dans le milieu « countrysant » avec le festival de Mirande, Craponne sur Arzon, Salaise sur Sanne… The Buckaroos en 1994-1995.

Après leur précédent album catalogué de « punk country déjanté acoustique », les Bucks prennent du recul et en profitent pour faire de « Gloom from Yestertimes » un album serein où la batterie assène des médiums tempo permettant la mise en valeur des harmonies vocales ainsi que les soli de la 12 cordes de Jim L Buck. T.B Noze reprochera le choix de la production : -« L’erreur est d’avoir pensé que ma voix pouvait « crooner » sur beaucoup de titres. Les tempos lents s’y prêtaient volontiers mais ma voix n’est pas faite pour cela. C’est vraiment dommage car les mélodies sont excellentes, il aurait suffit de mettre les clés sur ma tonalité de voix… »

The Lonesome Tour.

The Lonesome Tour.

L’été 95 verra un démantèlement du groupe qui ne peut résister aux tensions internes. Un stand by de 6 mois permet au chanteur T.B Noze d’effectuer un Lonesome tour accompagné du guitariste Thomas Nephew Trimaille.

The Buckaroos 1996-2002 : Phil Robin Clerc, O'Fisherman, Thomas Nephew Trimaille, TB Noze.

The Buckaroos 1996-2002 : Phil Robin Clerc, O'Fisherman, Thomas Nephew Trimaille, TB Noze.

Cette nouvelle rencontre sera le départ du renouveau de The Buckaroos qui après des recherches infructueuses pour trouver un nouveau bassiste, attendra juin 96 (la veille d’un concert en Belgique) pour connaître la formation actuelle : T.B Noze (voacals-guitars-mando-banjo-harmo), Phil Robin (drum – backing vocals), Thomas Nephew Trimaille (guitars – backing vocals) et O’ Fisherman (bass).

The Buckaroos 1996-2002.

The Buckaroos 1996-2002.

Le groupe travaille alors sur les 12 titres du troisième Cd : « We Shall Get No Reprieve » enregistré en avril 97 produit par Highway 61 et Nova Express (réf : nova express 10034). Cet album est présenté sous la mention « Insurgent Folkrock » et propose un univers dur et morose avec la reprise « Atlantic city » (B Springsteen) comme fer de lance et une citation du livre de Flannery O’ Connor (le malin –« Wise Blood »). Le message est clair le groupe n’attend aucun miracle…

The Bucks We Shall Get No Reprieve sessions.

The Bucks We Shall Get No Reprieve sessions.

Avec une harmonie judicieuse de tradition et de modernité, ce nouveau Cd sera la consécration et la reconnaissance du groupe au niveau européen (Tant pour les médias que la scène) pour finalement être couronné d’un French Country Music Awards : « Silver Album » par Western Magazine en été 99.

The Buckaroos 1992-2002.

The Buckaroos 1992-2002.

Le groupe intensifie alors les tournées sans pour autant négliger la création. Au contraire le band n’a jamais été aussi soudé, complice et au diapason. TB Noze ette pérdira de ciode (1999-2002): -« Tout était possible car le groupe était en symbiose totale, les nouveaux titres se mettaient en place souvent sur une répète où pendant les balances des concerts. Il n’y avait aucun problème d’ego de la part des musiciens … ».

The Buckaroos en 1992 - Masters Were Devils sessions.

The Buckaroos en 1992 - Masters Were Devils sessions.

Le groupe travaille les nouveaux titres sur un magnéto 4 pistes pour les concrétiser en studio en février 2000. 13 titres dont 2 reprises : Georgia Satellites et The Johnnys (Australie). Le son est résolument plus rock, avec une orientation pop évidente « At a father’s bedside » où le banjo arpège un lick sur une Telecaster saturée. La présence d’invité est une première : Jacques Spiry (Wise Guys), Didier Lonjard (Blue Bayou), Gibus Calligula (Medium), Michel Xénard (Hot Pampers), Sébastien Vaivrand (King David). L’ouverture musicale est totale sans aucune démarche de racoler tous les styles. L’unité des titres tient dans la synthèse des genres sans calcul préalable, c’est ainsi que les « Bucks » deviennent le seul groupe en France à représenter le son americana. Le groupe joue alors sans contrainte leur vision de la Country.

The Buckaroos with Lou, 2002.

The Buckaroos with Lou, 2002.

La maquette séduit le label rock. OUTSIDE RECORDS (BP 64 – 91801 Brunoy Cedex) qui signe le groupe en Octobre 2000 pour sortir le CD en mars 2001 sous le titre « masters were devils ».

La presse encense l’album : « coup de cœur », « album du mois », etc…mais surtout le CD rentre dans le chart indépendant américain « 3 Rd Coast of Texas » à la 26 ème place en juin et 23 éme place en août 2001 avec John Hiatt !… Pourtant le groupe semble être toujours considéré comme des extras terrestres sur les scènes country françaises (Craponne en 2001 et Trévillers en 2002). Leur son, le style, une certaine insolence (conférence de presse tendue à Craponne) font que le groupe ne fait aucune concession pour se faire apprécier par la tendance Line Dancer et autres New ou Hot Country variétés …

The Driftwoods.

The Driftwoods.

C’est au début de l’année 2001 que germe l’idée d’une formation réduite du groupe pour satisfaire un marché que le groupe ne peut plus satisfaire (salle trop petite pour le son, réduire les coûts, disponibilité plus rare du guitariste Thomas pour raisons d’études, etc…). The DRIFTWOODS prennent vie sous la forme d’un duo T.B. Noze et Phil Robin Clerc. Sous la direction de leur technicien son Lou Mairet , le duo enregistre aussitôt une démo en février et novembre 2001 soit 11 reprises ( Creedence, Springsteen, Dylan, Ramones, Who, S. Vega, Presley…). Les sessions d’enregistrements se font sur un 4 pistes à la MJC de Nuits ST Georges (21700). Les Bucks avaient déjà travaillé leur démos ainsi, mais désormais ils sont convaincus d’enregistrer un album complet sur un magnéto à bandes, le choix se porte sur un 8 pistes des années soixante dix.

The Buckaroos.

The Buckaroos.

C’est ainsi que Les Buckaroos se retrouvent dès février 2003 à la MJC de Nuits St Georges pour travailler sur de nouvelles chansons en trio : Thomas Nephew Trimaille étant en stand by pour raisons professionnelles et familiales. Au fil des mois les titres s’accumulent tous enregistrés par Lou Mairet… Le groupe décide de finaliser tout ce travail à l’ARTDAM Studio (21800 Longvic) en octobre 2003. Lors de ces sessions Thomas rejoint le groupe et pose quelques voix et des parties de guitares. Cynthia Gayneau participe aussi au chant (Chœurs et lead), mais sa collaboration est plus ancienne. En effet The Driftwoods l’accompagnent pour ses tournées en France. Elle co-écrit 4 titres avec le chanteur dont 3 sont enregistrés.

The Buckaroos & friends.

The Buckaroos & friends.

En mai 2004 le mixage est effectué au Kaiser Studio (71000 Chagny) par Lucas Trouble qui connaît parfaitement le groupe étant à l’origine des précédents enregistrements du groupe. Le groupe possède maintenant 18 titres pour un futur Cd. Les conditions d’enregistrements font que ces titres sonnent live et représentent le son du groupe sur scène. Jamais le groupe n’a sonné aussi réaliste, aussi urgent et rock .

Le CD sortira fin 2004 ou début 2005 sous le titre : the « bucks » are loose ! Les « bucks » sont lâchés ! Ce titre joue sur le nom du groupe, leur diminutif et leur orientation musicale entièrement débridée dans le son comme le style.

Le chanteur commenta lors d’une réunion chez Highway 61 : -« L’idée du titre (The « bucks » are loose !) m’est venue en regardant une affiche originale de Frankenstein (le film). Lorsque j’ai lu la phrase « the monster is loose ! », le rapprochement a été immédiat. On pensait, depuis pas mal de temps, réduire le nom du groupe à « the bucks » ; cette formule me permettait de le faire tout en faisant un jeu phonétique avec Buckaroos. De plus la traduction de l’adjectif loose est très intéressante dans sa variété d’interprétation : qui se détache, défait, délié, désajusté, détaché délié…mais aussi, détendu, mou, flottant, dispersé, vague, approximatif, être en cavale, dissolu, débauché, irréfléchis… Tout ces mots conviennent parfaitement à l’état d’esprit de l’album : without control. ».

Cynthia Gayneau with The Buckaroos.

Cynthia Gayneau with The Buckaroos.

Pour sa sortie le Cd est accompagné du slogan : « les BUCKS sont lâchés ! Méfiez vous, ils rôdent peut-être près de chez vous ! ». Mais le groupe ne fera pas de tournée promo. L’époque ne se prête plus à la scène. Mais surtout le groupe considère cet album comme confidentiel. Highway 61 s’inclinera malgré les retours énormes de la presse (Crossroads, Abus Dangereux, Cri du Coyote).

T.B Noze justifia l’album ainsi : « The Bucks are loose ! était vital pour le trio de l’époque. On était comme un nouveau groupe avec la niaque et le doute combiné. Ce CD est un support pour les amis, il reste le témoin de cette période. Nous nous sommes enregistrés sur un magnéto à bandes 8 pistes sur une dizaine de mois en 2003 sans arrière pensée. Le résultat était plutôt sympa mais on ne cherchait pas à le commercialiser, les circonstances en décidèrent autrement. OUTSIDE RECORDS le trouva génial et nous assura de le produire pour finalement s’évanouir dans la 4 ième dimension. En mai 2004 le hasard voulu que Gordon Gano (Violent Femmes) vint à la maison pour visiter la côte (descentes de caves toute la journée avec sa sœur Cynthia Gayneau). Il trouvait que le projet tenait la route et semblait sincère dans son intérêt pour notre musique. Ensuite en Décembre Tom Byars (le guitariste de Bruce Joyner, je suis un fan absolu de Joyner.) est également venu à la maison. Il voulait à tout prix une copie du CD pour faire écouter à Bruce. Enfin Nova Express était partant pour le sortir sur son label. Ce Cd est fait pour les amis. Dommage qu’Highway 61 est accepté une gravure aussi brillante… ».

Le groupe intensifie les concerts en Band Tour pour Cynthia
Fin juillet 2005 Cynthia et Thierry sont invités par les Cowboys From Outerspace (Marseille) pour des chœurs sur 3 de leurs nouveaux titres.
En 2006 le groupe participe au tribute des Dogs en hommage à Dominique laboubée. Le choix du titre se porte immédiatement sur « Home is were I wanna be ». Hélas, le titre déjà repris, le report se fait alors sur l’album MORE qui résume à lui tout seul le son typé des années 80. « Back on my mind » représente un challenge intéressant pour le son des Bucks. Le reste du groupe découvre le titre (choisi par Thierry) lors de la répète la veille de l’enregistrement (17.08.05). Le résultat est dans la lignée de « The bucks are loose ! », instinctif et électrique : T.B Noze à la 12 cordes Ricken et Thomas sur la Télé…

Le goupe s’impose parmi 40 artistes et prouve qu’il est le chaînon manquant entre Rock et Americana.

Thomas est revenu en studio uniquement pour ce titre et ne joue plus sur scène depuis mai 2003 et Olivier (O’Fisherman) décide d’arrêter en février 2006. La formation T.B Noze, Phil Robin, Thomas Nephew Trimaille et O’ Fisherman appartient désormais au passé. Elle a le record de longévité, d’enregistrements et de passages sur scène… Si les deux premières formations ont fait le son des « Buckaroos », il est évident que Thomas et Olivier ont apporté le son des « Bucks » et des influences nouvelles dans le répertoire du groupe.

L’arrivée en ce début d’année d’un nouveau guitariste rythmique Nicolas Thevenot et Benoît Broussolle à la basse configure la nouvelle formation.

Ancien élève du chanteur Nicolas connaissait déjà tous les titres du groupe : parties de guitares tout comme les parties vocales. Quant à Benoît, il sévit depuis de longues années dans différente formation dijonnaise. Curieusement les membres du groupe se retrouvent tous dans le même département (comme au début de son histoire) facilitant la logistique de travail.

L’année suivante le groupe décide de concrétiser leur collaboration scénique avec Cynthia en enregistrant 19 titres originaux avec la participation de Gordon Gano (Leader des « Violent Femmes » & producteur des premiers cd de « Louise Attaque ») au violon sur 3 titres pour le CD : « Buckaroo Rendez-Vous » (sortie Nov 2007). Le retour aux roots country !!
L’accueil est mitigé, le CD est la plupart du temps incompris par son aspect varié. Pourtant le son du groupe par les arrangements reste le fil conducteur entre les différentes compositions de Cynthia & Thierry. La déception est importante tant l’implication du groupe dans les arrangements des chansons de Cynthia étaient significatifs de ce qu’ils pouvaient jouer ensemble sur scène…

Lors de la sortie du Film « I’m not there » traitant les différentes facettes de Bob Dylan sur ses dix premières années d’artiste, le groupe « The Buckaroos » est demandé pour des prestations de reprises de l’auteur avant la projection (ou après !) sur le département.
Le groupe, fan de Dylan, reprendra des titres (non inclus dans la BOF) composées durant cette période ; comme : Please Mrs Henry !, Wigwam, Sooner Or later, Woody Guthrie etc…
Chaque titre sera expliqué et ramené dans le contexte du film pour une meilleure compréhension. Les « Bucks » ont toujours repris Dylan depuis le début, le groupe s’étant constitué sur la reprise « You ain’t going nowhere ». Sur Cd et en live on peut citer : Fare thee well, You ain’t going nowhere, Queen jane approximately, Billy#7, Knocking on heaven’s door, Don’t think twice it’s allwright, It’s all over now (babe blue), etc…
Le succès auprès du public incite le groupe à enregistrer leur tibute à Bob Dylan ! Un de plus… ! Dont Dylan se passerait certainement… !
Mais pour le groupe c’est vital comme le dit le chanteur: -« … Je lui dois sinon tout, beaucoup, vraiment beaucoup… Dernièrement, j’ai reçu un message de Radio Ether* (Ohio) qui confirme que notre idée est logique…».
Fidèle à eux-mêmes, ils ne reprennent pas les titres les plus connus. Pour autant le choix est des plus prometteur avec des arrangements des plus Buckaroosien : Song to Woody, One of us must know, Please Mrs Henry, Wigwam, George Jackson, Is your love in vain?, Every grain of sand, Tight connection to my heart, Congratulation, Love sick, Po’ boy et d’autres…
L’enregistrement des titres commence en juillet 2008 et l’album sera disponible fin 2009.

Les Buckaroos vont fêter leurs 20 ans de scène pour cette fin d’année 2009 et durant 2010. Pour cet évènement, le groupe dévoilera, dans les 18 mois qui viennent, une historique complète des différentes formations sur le site et myspace du groupe : vidéo, enregistrement live, interviews, chronique etc …

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